Schoenstatt
Mouvement apostolique
22 - 11 - 2017
Une culture d'alliance

Parcourez les étapes de la création du mouvement de Shoenstatt !

L’origine de l’image de la MTA

Mater ter admirabilisEn 1915, les quelques élèves du Père Kentenich, qui avaient fondé avec lui la première Congrégation mariale, cherchaient une image de la Vierge Marie pour leur chapelle.  Un professeur suisse leur donna une lithographie, copie d'un tableau peint par un peintre italien appelé Luigi Crosio.  Les garçons n'aimaient pas trop cette image, mais Joseph Kentenich leur proposa de la garder, puisqu'elle leur avait été donnée.  Depuis lors, cette image trône dans tous les sanctuaires de Schoenstatt.

L'image s'appelait à l'origine « Refugium peccatorum » - le Refuge des pécheurs.  Cependant, les jeunes lui donnèrent rapidement un titre qui avait plus de sens pour eux : Mater Ter Admirabilis – la Mère Trois fois Admirable.  Ce titre faisait référence à un haut lieu spirituel jésuite allemand, Ingolstadt, dont on trouve le nom au-dessus de l'image de Marie au sanctuaire originel.  On peut l'interpréter de multiples manières, mais il nous rappelle entre autres que Marie est trois fois admirable parce qu'elle est Fille et Servante du Père, Mère du Sauveur, et Temple de l'Esprit-Saint.  Elle peut également être décrite comme trois fois admirable de par sa foi, son amour et son espérance.

Joseph Kentenich : Un prophète pour notre temps

Schoenstatt ("beau lieu" en allemand) est un mouvement international réunissant des prêtres, des religieux, des laïcs, des familles, des jeunes. Sous l'impulsion du fondateur, le père Joseph Kentenich, cette communauté mariale s'est répandue à travers le monde, et est aujourd'hui présente dans plus de 110 pays, dont la Belgique. Sur les pas de Marie, les membres de Schoenstatt s'efforcent de vivre au quotidien la foi en la Divine Providence, et par leur témoignage de vie, de porter la lumière du Christ au monde.

Mais qui est le Père Kentenich, véritable prophète de notre temps, personnalité immense par sa pensée et par sa vie, qui diagnostiqua, avec une vision globale et profonde à la fois, les blessures et les grandes tâches qu'instaurait notre temps ? Son charisme pédagogique lui permit d'indiquer des objectifs clairs, ainsi que des voies concrètes et pratiques, pour forger un homme nouveau, une culture nouvelle.

Enfance et adolescence

Joseph Kentenich est né le 18 novembre 1885, à Gymnich, au sud-ouest de Cologne. Abandonné par son père, sa mère l'élève seule jusqu'au moment où, ne pouvant plus le garder, elle doit le placer dans un orphelinat. C'était le 12 avril 1894, et Joseph est alors âgé de neuf ans. Avant de le quitter, sa mère se rend avec lui à la chapelle de l'orphelinat, et ils prient ensemble devant une statue de Marie. Elle détache alors la petite croix qui pend à son cou, et la place au cou de la Vierge. Ce geste restera profondément gravé dans la mémoire du petit Joseph. "Mon éducation, dira-t-il le jour de ses 25 ans de sacerdoce, fut exclusivement l'œuvre de Notre-Dame. Il n'y a eu aucune influence humaine vraiment notable. C'est Elle qui m'a formé personnellement à partir de mes neuf ans."

En route vers le sacerdoce

Après des études secondaires au petit Séminaire des Pères Pallottins d'Ehrenbreitstein, Joseph débute son noviciat chez les Pallotins de Limbourg. Pour lui, c'est une époque difficile qui commence. Voici ce qu'il en dira, quelques années plus tard, dans une lettre datée du 11 décembre 1916 : « Dès mon entrée au noviciat, et jusqu'à mon ordination sacerdotale, et même au-delà, j'ai eu à supporter de façon permanente les luttes les plus terribles, sans la moindre trace de bonheur ou de paix. » Contre quoi lutte-t-il ? Il souffre surtout d'une profonde crise spirituelle. Bien que le jeune frère Kentenich croit profondément aux vérités de la foi, il recherche Dieu avec son intelligence, mais il ne sait pas le rencontrer dans la vie réelle.

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Fondation

Après avoir été ordonné prêtre le 8 juillet 1910, le jeune Père Kentenich se voit confier un poste de professeur de latin et d'allemand. Immédiatement, il met en place une méthode peu courante à cette époque, basée sur le dialogue et la participation active des élèves en classe, les conduisant à l'autonomie dans la pensée et dans l'action. Dans ses notes personnelles, on lit : "Tu n'es pas uniquement professeur, tu es aussi éducateur.". Il voit dans cette tâche d'enseignant la possibilité de réaliser sa mission : "Aussi loin que je puisse me le rappeler, ce fut pour moi toujours clair et évident qu'il fallait créer "l'homme nouveau", qui ne dépend pas des phrases qui lui viennent de l'extérieur, mais qui est capable de se décider lui-même, qui est capable de suivre son chemin, libre de toute crainte extérieure.".

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