Schoenstatt
Mouvement apostolique
21 - 09 - 2017
Une culture d'alliance

En route vers le sacerdoce

Après des études secondaires au petit Séminaire des Pères Pallottins d'Ehrenbreitstein, Joseph débute son noviciat chez les Pallotins de Limbourg. Pour lui, c'est une époque difficile qui commence. Voici ce qu'il en dira, quelques années plus tard, dans une lettre datée du 11 décembre 1916 : « Dès mon entrée au noviciat, et jusqu'à mon ordination sacerdotale, et même au-delà, j'ai eu à supporter de façon permanente les luttes les plus terribles, sans la moindre trace de bonheur ou de paix. » Contre quoi lutte-t-il ? Il souffre surtout d'une profonde crise spirituelle. Bien que le jeune frère Kentenich croit profondément aux vérités de la foi, il recherche Dieu avec son intelligence, mais il ne sait pas le rencontrer dans la vie réelle.

Cette difficulté à établir le lien entre l'humain et le divin, entre le naturel et le surnaturel, entre la foi et la vie quotidienne, qu'il appellera plus tard la "pensée mécaniste", Joseph la vaincra en s'abandonnant complètement à Marie. C'est là le début de son salut : en Marie, il trouve un point d'équilibre, la personne humaine en qui s'intègre de façon admirable l'humain et le divin. Il comprend que la personne de Marie transmet une manière saine de penser, et cette intuition fondamentale se confirmera par son expérience quotidienne. Les luttes et les souffrances de ces années vont marquer, de façon décisive, sa personnalité sacerdotale. Tout au long de sa vie, il sera le grand amoureux de la Vierge. En elle, il a trouvé non seulement la solution de sa crise existentielle, mais aussi une pièce-maîtresse dans la stratégie de Dieu pour surmonter la crise actuelle de l'humanité.